Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Parce-qu'il faut bien qu'on existe

Il faut que je ravale toutes mes larmes, mes peurs, et mes doutes.
Il faut que je panse toutes ces blessures, que je calme toutes ces révoltes, que j'éteigne toutes ces colères en moi.
Il faut que j'en fasse du doux, du miel, du sucre, du caramel.
Il faut que j'en fasse des mots.


Vendredi soir, dans le RER, je sens la fatigue jusque dans mes os, et je regarde filer le paysage sous la pluie, j'aime voir le monde brouillé, ne pas distinguer les contours.
Sarah Mclachlan dans mes oreilles chante and into the fire I'm reunited I am the spark.
Et puis je regarde ma voisine.
Elle a des yeux éteints, et je vois des ombres sur son regard, j'ai soudain l'impression que je regarde dans un miroir.
Je détourne la tête, et je laisse les larmes couler sur mes joues.
Je n'ai pas le choix. J'ai ce gouffre au fond du ventre.

Et puis je veux rendre les images floues.
Puisque cette image de Lui dans ma tête n'a plus de contours, puisqu'elle s'efface, puisqu'elle s'éloigne, puisque je n'arrive plus à la redessiner.
Alors le monde devient comme une peinture souillée, les couleurs mélangées, les traits effacés, impressionnisme brouillon, le monde devient énigme.
Je ne reconnais plus rien.

Chez moi, un mail de Lui m'attend.
Tu me manques tu sais, je pense à toi chaque jour.
Mais ses mots ne font pas éclore de sourire sur mes lèvres.
Je me sens lasse.
Je ne me sens plus la force.
Son visage est flou dans ma tête.
Je ne me rappelle plus ses mains.
Je m'assois contre la porte, je fume et j'écoute cette chanson encore, I follow the signs marked back to the beginning no more compromise, en obligeant ma respiration à se calquer sur le rythme.

Puis dans la rue, je suis sous la pluie, et il y a mon père au téléphone.
Ses mots qui me traversent et qui viennent s'écraser par terre, sous mes pieds, dans les flaques d'eau.
Il ne me touche pas. Il ne me touche plus. C'est décidément trop tard.

Dans ce resto, il y a MMA qui m'attend.
Encore et toujours son sourire.
On mange, on parle, il dit t'es blanche.
Je dis
t'as des gâteaux et du chocolat chez toi?

Et j'essaie de l'oublier, Lui, au fil des rues, au fil des pas.
Mais ça ne marche pas et lorsque je reçois un message de Lui je pense à toi, j'ai toujours cette envie de ne plus y croire.

Don't want no cheap disguise
I follow the signs marked back to the beginning
No more compromise

Sous la couette, je me perds entre les mots de cette autre Sarah, Sarah Waters, et je me sens soudainement bien dans cet univers sensuel et coloré.
Je ferme les yeux en m'imaginant homme.
Et je me dis que si j'aimais une femme, je ne la laisserais pas oublier mon visage.

Into the night I yearn for comfort
Fire the water that carries me to the sea
You I see as my security

Le samedi, je me réveille tôt.
Je balaie en un formidable geste L'Oréal-parce-que-je-le-vaux-bien tous mes doutes, et mes incertitudes, la journée est là, longue, offerte et pleine de surprises.
Et au Diable le passé et l'avenir, place au présent.

La tête comme un melon, le cheveu en ananas, je file dans le RER, et j'arrive chez ma mère qui m'accueille d'un "t'es plutôt flétan ou dorade?".
Et je trouve
ça pas mal comme accueil finalement, je me sens donc plutôt flétan, je souris franchement et je couvre Choupinou-fils-de-cop's-de-ma-mère de bisous.

L'après-midi devient brumeuse, moelleuse,  douce, avec un parfum d'excitation dans l'air.
Dans la chambre de mon frère, lui, sa guitare, moi, le papier, le crayon, j'écris les paroles, il compose la musique.
Je regarde mon frère et on se comprend en un regard.
On fume entre deux notes, deux mots, j'ai des mots plein la tête, il a des notes plein la tête.
Des heures qui défilent à trouver le mot juste, la note juste.
Et on enregistre une chanson.
On en compose une deuxième.
On se regarde et on sourit.

Ma cop's-p'tite-soeur débarque, on joue les fans pour mon frère, et on conclut : "t'as trop la tronche d'un chanteur à minettes".
Il se marre, avec cet air désinvolte qui vole entre ses regards.

Sa copine coiffée avec un palmier sur la tête déboule "OOOOOOOOOH mais t'es pas déguisé??? Je te signale qu'on a une soirée-coiffure!!!".
Il dit "et toi?"
Elle nous montre "bah j'ai une chemise blanche et un pantalon noir. Je suis comme les coiffeuses de Franck Provost!".
Aaaaaaaaaaaaah. Ok.
On rit.

Mon frère enfile un haut moulant, colle une pince à cheveux dessus, se met 3 tonnes de gel dans les cheveux, nous, les 3 minettes, on est autour de lui, une sur ses cheveux, l'autre sur sa chemise, et la dernière sur son col.
Et il se marre, toujours désinvolte.
Un vrai Pacha.
Ils partent.
On reste seules, avec cop's-p'tite-soeur, qui a globalement un moral identique au mien.
C'est-à-dire globalement un SUPER moral hein.

Alors on sort le Martini, les clopes, le fromage, le pain, on brûle la photo de sa rivale passée, on rit, on crie, on regarde des cassettes, on rit encore, on parle, de tout, de ces hommes qui font faire des loopings à nos coeurs, de ces blessures qui ne cicatrisent pas.
Et on fume 159 clopes, et on mange 300 tonnes de fromage-qui-pue.
Et on rigole comme des baleines parce-que Mademoiselle décide qu'elle ne peut pas manger une Danette parce-que dedans il y a du gélifiant et que c'est censé être des cartilages broyés.
Je lui dis qu'on s'en tamponne la foufoune, que ça change rien au goût mais rien à faire, elle a cet air dégoûté en mangeant sa crème dessert, je crois bien qu'elle va vomir sur le canapé.
Alors on se marre, et on conclut que bordel quand même on les aime ces foutus hommes.
Elle part donc rejoindre le sien, et je reste seule.
Ma solitude à son paroxysme, je m'engloutis illico 5 Pépitos.
Et je laisse mes mains errer sur les touches du piano, sans oser appuyer.

Mais mon frère-chemise-ouverte et sa copine-palmier déboulent avec le copain-qui-était-en-Sicile-avec-nous et ils m'embarquent en 2 secondes et demi pour leur soirée-coiffure.
Je suis pas coiffée, ça tombe bien.
Et puis je comprends rien mais je me retrouve au milieu de tout plein de gens avec des bigoudis plein les cheveux, la musique à fond, et je finis à discuter avec un pote-de-mon-frère, déguisé en ciseaux géants, avec du ragga à fond les ballons dans les oreilles.

Et il y a ce garçon qui était au collège avec moi et que je cherche à éviter depuis ses récents messages pressants sur mon répondeur.
Celui qui m'avait espionnée dans la douche pendant un voyage scolaire quand j'étais en 5ème (époque où je devais avoir des seins frisant la platitude absolue).
En le découvrant, perché là-haut, à la fenêtre, à m'observer, j'avais hurlé.
Il était tombé. Et avait fini aux Urgences. Un bras cassé.
Depuis cet incident, on ne s'était plus beaucoup parlé.
Et il a obtenu mon numéro de téléphone par le-pote-de-mon-frère, celui-là même qui déguisé en ciseaux, me dit, l'haleine transpirant le rhum, "bah je suis désolé, il m'a dit que vous étiez potes!".
Bah non. Je lui ai quasiment jamais parlé. Je lui ai juste hurlé dessus pour avoir osé regarder mes deux avatars de seins.

Alors il vient me voir et me demande si on peut se revoir.
Euh, bah je suis pas dispo.
"Mais juste boire un verre?"
Euh, bah je peux pas, j'ai ménaaaaaaaaaaaaaaaaage.
Mon frère vient à ma rescousse "allez soeurette, on se casse!".
Mais le garçon se faufile entre la porte et moi "tu me rappelles hein, t'as l'air d'être devenue moins sérieuse ...".
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.
Mon frère me tire par le bras.
Je suis sûre que tout ça, c'est parce-que j'ai retrouvé la poitrine de mes 12 ans.

Son pote-qui-était-venu-avec-nous-en-Sicile m'attrape par le bras à son tour "Joum, tu sais, je te souhaite vraiment plein de bonnes choses, ... du bonheur surtout, vraiment, ... sois heureuse."
Il part vivre en Sicile.
Je lui fais un bisou, ma main autour de son cou.
Il me serre un instant.
C'est malin, il va me faire chialer ce crétin.

Et puis avec mon frère, dans la voiture, on déclare que décidément, je serai son agent, et qu'il va devenir un chanteur-à-minettes.
Parce-que son poster agrafé entre celui de Lorie et celui de Kyo, ça nous ferait bien marrer.

Dans mon lit, je me fais une cabane sous ma couette, et je laisse la musique entrer dans mes oreilles.
Et dans le noir, c'est comme si j'étais coupée du monde, coupée des autres, coupée de moi.
Absente. Et ça fait du bien.

Le dimanche, j'ouvre les yeux, dans un sourire, j'ai encore ce rêve de Lui, à côté de moi.
Je m'étire, je tends la main, peut-être il est là.
Mmmmmm, des poils.
Euh ... Des poils?
Et là j'ouvre franchement les yeux, et je découvre ma chatte, cette grosse crotte étalée en travers du lit, en train de ronfler comme un camion.
Pffff.

Alors je la laisse ronfler tout son saoûl et je descends.
Ma mère, déjà s'affaire à la cuisine et les mains dans ses bricks au chèvre, elle a déjà 15 de tension.

"SALUT BIBICHEEEEEEE! Tu veux des gâteaux, des brioches, du thé, un yaourt, des madeleines, du jus de fruits, et hier alors t'as fait quoi, t'étais avec ton frère, y avait qui, et puis comment elle va cop's-p'tite-soeur, et puis t'as bien dormi au fait?".

Euh. Je vais peut-être retourner ronfler avec ma chatte finalement.
J'avale des madeleines, je marmonne une réponse pas super-méga-claire et puis je retourne sous ma couette.
La main sur ma grosse boule de poils à côté, je ferme les yeux à nouveau.
Mais mon frère-avec-encore-sa-chemise-moulante-et-sa-pince-de-coiffeur débarque "allez DEBOUT, tu dois m'écrire une autre chanson, et on doit enregistrer la deuxième, sinon je change d'agent!!!".
Pffff. Quelle maison de tyrans.

Plus tard, les parents de cop's-de-ma-mère débarquent, ma tantine, son p'tit mari aussi.
Je hurle du haut des escaliers "J'arriiiiiiiiiiive Tantine pour fumer avec toi et ..."
Mais je suis arrêtée tout de suite par un hurlement bien plus fort : "BORDEL VOUS 2, VOUS AVEZ PAS FINI DE FUMER, Y EN A RAS-LE-BOL?????"
Ma mère évidemment.
Et avec ma tata, on se faufile dehors comme des gamines pour fumer nos clopes dans un rire.


A table, c'est le festival de plats, de couleurs, d'odeurs.
Merci Mummy.

Et puis soudain, c'est le drame.
A cause d'une parole de cop's-de-ma-mère, à cause d'un truc stupide qu'il dit à propos d'une histoire de chattes (enfin la mienne, enfin celle qui ronfle comme un camion, décidément, elle, c'est pas sa journée), à cause d'une réponse toute aussi stupide de ma part, mais c'est LA goutte, et LA goutte fait déborder LA cruche.
Et je me lève en pleurs.
Je ne comprends pas, mais les vannes s'ouvrent tout de suite.
Et sur mon lit, je laisse le flot couler, comme si j'avais retenu ces larmes trop longtemps.

En bas, j'entends le silence, puis les rires à nouveau.

Et moi, je suis toujours en psychodrame dans ma chambre.
Devant les yeux mi-clos et indifférents de cette grosse crotte de camion qui ronfle sur mon lit.
Et ma mère devant mon stage
-pleurs-gros-sanglots, tente de me consoler mais son "m'enfin Bichette, t'arrêtes d'être excessive comme ça, tu vas finir complètement tarée!!!", n'est pas des plus réconfortants.

Finalement, je m'exile dehors avec un rouleau de PQ (mais parfumé à la violette le PQ quand même) et mes clopes.
Mon frère me rejoint et me prend tout de suite dans ses bras.
Mon frère.
Ce roc, ce grand-machin-pas-affectueux, ce grand-ronchon-nonchalant, il referme ses bras autour de moi, comme un grand manteau protecteur.
Je tremble soudain.
Et assis devant la maison, il me parle doucement, là, sous les couches, ses mots, les mots qui bercent, les mots qui pansent, les mots-pommade.
Et quand il me reprend dans ses bras, il me dit je t'aime pour la première fois de sa vie.
Et moi, bah je re-pleure.
Une vraie passoire.

Je retourne à table avec mes yeux de lapin russe, mon nez rouge-coulant, et mon rouleau de PQ.
So sexy.
Ma mère, ses yeux en mode-couverture, me sert une part de tarte Tatin chaude.
Je souris à travers mes larmes.
Ma mère, la main sur mon front t'es chaude Bichette, t'as de la fièvre.
Alors je monte m'allonger et j'écoute mon frère chanter, sa voix sucrée, chaude, et c'est comme un filet de miel qui passe en moi.

Le soir, sur le quai de la gare, ma mère m'embrasse arrête Joum, arrête de penser, endurcis-toi, et vis, c'est tout.
Oui, mais comment je fais?

Oui, dis-moi, Maman, ou dis-moi, toi, comment on fait pour vivre sans penser?

Et Sarah Mclachlan chante toujours dans un coin de ma tête.

Mother teach me to walk again
Milk and honey so intoxicating

Dans le RER, toujours ce paysage qui défile, et ces lumières qui transpercent mes pupilles.
Je reçois un message de Lui malgré tout ce qui se passe, je pense toujours à toi.
Et je pense à sa famille qui est avec lui, à ce boulot qu'il cherche, à ce stress qu'il a, à ce sentiment qu'il a de ne pas se trouver.
Est-ce qu'on se trompe?
Je pense toujours à toi.
Des mots. Des mots. Des mots.

Oui, des mots, alors puisque je n'ai que des mots pour couvrir mon désir, pour étouffer le manque, puisque je n'ai que des mots pour rêver, pour espérer, puisque je n'ai que des mots.

Il faut que je ravale toutes mes larmes, mes peurs, et mes doutes.
Il faut que je panse toutes ces blessures, que je calme toutes ces révoltes, que j'éteigne toutes ces colères en moi.

Je les laisse m'envahir toujours plus.
Ces mots qui naissent en moi.

And into the fire
I'm reunited
I am the spark

Et ce sentiment
que je ne serai plus jamais la même.

Depuis Lui.
Depuis le réveil de mon coeur.
Depuis le manque qui me ronge.
Depuis que je suis devenue si nue.
Depuis que toutes les couches se sont envolées.
Depuis cette discussion avec mon frère sur le pas de la porte, sa main sur mon genou, écris Joum, écris encore.
Depuis ces mots si justes de mon frère, sa voix, sa musique et son je t'aime.
I will walk into the fire until its heat doesn't burn me.

Il faut que j'en fasse du doux, du miel, du sucre, du caramel.
Il faut que j'en fasse des mots.


Puisque je n'ai que des mots.
Alors ce livre existera.
Parce-qu'il faut bien que j'existe.


Ecrit par Joumana, le Mardi 4 Octobre 2005, 13:57 dans la rubrique Chabadabada.

Commentaires :

Ana
04-10-05 à 14:56

:p

Aller, je réponds à celui-là. Pour tous ceux que je lis sans "comment_er". futur star_parolière? Lorie va enfin avoir des paroles à la hauteur de son talent! :P c'est pas la méga grande forme on dirait... Je suis sûre que ça va bien se terminer tout ça, il a l'air accroché ce grand Canadien! Encore un tout petit peu de patience.

Sinon, D'jouma la grande classe, j'adore:

""Le dimanche, j'ouvre les yeux, dans un sourire, j'ai encore ce rêve de Lui, à côté de moi.
Je m'étire, je tends la main, peut-être il est là.
Mmmmmm, des poils.
Euh ... Des poils?
Et là j'ouvre franchement les yeux, et je découvre ma chatte, [...] ""

Hi hi hi, tu vas avoir de jolies stats... :P

ouai ouai ouai


 
joumana
04-10-05 à 16:00

Re: :p

Ouep j'avais pas calculé l'IMMENSE glamour de ce passage, mais à y voir de plus près, effectivement, je l'aurais bien cherché si on vient ici parce-qu'on cherche des choses-pas-glamours.

M'enfin je peux pas dire que mon chat n'est pas une chatte, parce-qu'elle est de sexe féminin, et qu'on dit bien une jument, une cane, une truie, etc etc Alors CROTTE hein.
Ma chatte est une chatte.

(Et là je m'enfonce hein ? ;-))))


Bisous trop rare-Ana :-))


 
Ana
04-10-05 à 16:56

Re: Re: :p

Ah ben moi, je n'ai rien dit... Et tu dis ce que tu veux! ;-)

Vi tu t'enfonces.

Au fait, à propos de s'enfoncer, ton talon? Dans le métro? Tout à l'heure... Tu feras attention hein! on commence à te connaître Joum!

:-)


 
joumana
04-10-05 à 20:06

Re: Re: Re: :p

Je suis rentrée sans souci, avec mon talon en moins : miracle ;-))

 
Muche
04-10-05 à 18:16

Non non, pas de commentaires sur les poils.

 Ce commentaire pourrait commencer comme ça :
Je devrais m'être habitué, depuis le temps que je rôde par ici, mais j'avoue que je suis toujours par cette facilité que tu as pour passer du fou-rire aux larmes, et inversément (dieu merci). Je sais bien qu'on obtient jamais qu'une image déformée de quelqu'un à travers son blog,  etc etc ...

Mais je passe directement à l'essentiel, parce qu'il faut savoir rester sérieux :
Mais comment as-tu pu choisir du flétan à la place de la dorade ??? C'est un scandale !

Enfin, on ne se refait pas hein ?

Je suis excessive,
Excessivement gaie, excessivement triste,
C'est là que j'existe.
Mmmm, pas d'excuse ! Pas d'excuse !

;-)

 
Muche
04-10-05 à 18:18

Evidemment quand on ne se relit pas...

Il manque un étonné/stupéfait/surpris/...  entre suis et toujours au début du commentaire précédent. Hum... désolé ^^


 
Muche
04-10-05 à 18:19

Re: Evidemment quand on ne se relit pas...

Ou plutôt après toujours. Il est temps que je rentre moué

 
joumana
04-10-05 à 20:18

Re: Re: Evidemment quand on ne se relit pas...

Oui oui va faire dodo Muche et n'oublie ni mon thé, ni ma tresse au Nutella pour le p'tit déj' ;-))

 
Muche
05-10-05 à 08:55

Re: Re: Re: Evidemment quand on ne se relit pas...

Voilà, je suis reposé :-))

Nous disions donc :

Une tresse au beurre


Un petit  peu de nutella


Et du thé Orange-canelle


Bonne journée miss !

 
joumana
05-10-05 à 09:47

Re: Re: Re: Re: Evidemment quand on ne se relit pas...

Ouaouh, dommage que ce soit virtuel!!!!
Le gros pot de Nutella me fait rêver :-))

Bonne journée à toi aussi Muche et merci !!

 
joumana
04-10-05 à 20:11

Re: Non non, pas de commentaires sur les poils.

Ouais en vrai de vrai, je suis un peu comme ça, tout en haut, et puis tout en bas, et puis re-tout-en-haut, on appelle ça comment déjà ?... Cyclothymique...?
Avec un poil de dépression ponctuelle certainement.

Alors j'ai choisi le flétan parce-que :
1-Choupinou préfère la dorade
2-et je me sentais plutôt d'humeur "flétan" ;-))

Mais j'aime la dorade hein :-))

Et non on ne se refait pas ...

Je n'ai pas d'excuse,
C'est inexplicable,
Même inexorable,
C'est pas pour l'extase, c'est que l'existence,
Sans un peu d'extrême, est inacceptable

;-))


 
Kasidy
04-10-05 à 18:34

Strike Back

Je suis peut être un peu lent, mais j'ai encore 1 peu de mal à comprendre pour quelle raison tu semble attendre de pied ferme un bonheur qui après tout n'est qu'à 1h45 de train ...
Un saut de puce..!?!
Don't get me wrong,
Je pense juste que la vie ne nous laisse pas le temps d'attendre d'être heureux, c'est une suite de joies grandes ou petites qu'il nous faut attrapper au vol et toi tu en as tout un paquet juste là, à porté de la main...
Si seulement tu voulait bien te pencher, tendre le bras un peu plus fort, peut être même lacher la barrière au risque de te ratattiner.
Après tout on peut considérer la traversé de l'Atlantique (quelles qu'en soient les raisons) comme un bon point de lui, pour vous de même un certain voyage a Paris il n'y a pas si vieux alors...
Est-ce que tu n'as pas envie de plonger pour de bon et puis tampis pour les risques et tampis pour les pertes.
Tu dis sans cesse que le manque te déchire.
Il dit sans cesse qu'il a envie de te voir,
Alors mince à la fin puisque vous êtes "Enssemble" soyez le enssemble après tout ce qui est dit est dit et reprendre c'est voler.

Drôle d'impression que j'ai a chaque fois de sauter dans un autre corps, ressentir si fort ces sensations, une peine, des peurs, des doutes, des sentiments qui me sont pourtant si totalement étrangés.
merci pour toutes les fois ou tu m'as l'espace de quelque pages "préter un coeur".


 
joumana
04-10-05 à 20:15

Re: Strike Back

Oui tu as raison sur toute la ligne. Sauf que la tentative que j'ai fait pour prendre un billet s'est soldée par un échec. Et qu'il ne m'a pas proposé d'autre date...Et que nous avons un peu de mal à communiquer en ce moment, vu que Monsieur est en vadrouille, entre ses entretiens et sa famille, et son mariage au Canada et tout ce que je ne sais pas...J'avoue, je suis paumée.

De rien pour le prêt de coeur, si tu veux même je te le donne mon coeur, ça fait un peu trop mal parfois ;-))

 
celine1983
05-10-05 à 13:49

Re: Re: Strike Back

Tu sais il a pas tort...

 

La question s'est posée pour moi il y a deux ans maintenant. Lui il partait à Londres et moi je restais.

 

Lui qui me disait qui m'aimait et qui ne me demandait pas de partir avec lui (ou en plaisantant en se disant que je n'en n'aurais pas le courage).

 

Et puis je me suis demandé ce que je voulais vraiment par dessus tout ben c'était lui...

 

J'avais peur du manque de ma famille et toutes ces petites choses que l'on a peur de regretter.

Et si ça se passait mal....

 

Et ben il a comblé tous ces manques à lui tout seul. Bon bien sûr il me manquait tous quand même mais j'ai eu ce que je voulais.

 

Après deux ans et demi maintenant je reste certaine que ça restera la meilleure décision que j'aurais prise de toute ma vie. La seule que j'ai vraiment choisie.

 

Si vraiment tu l'aimes ne pense pas fonce y a que du bonheur à la clé.

 

Et puis la preuve d'amour il te l'a donné en venant te voir je crois que ça c'est déjà énorme et tous ces messages ou il te dit que tu lui manques ça dure pas toute la vie ça....

 

Alors savoure les pour toutes celles qui n'ont pas quelqu'un qui leur dit qu'il les aime

 

Dis toi plutôt à quel point tu as de la chance dans ta vie. Et moi ben ma rendus nostalgique ton article on a qu'une envie c'est de te serrer fort dans nos bras...

 

 ;-)

 

Bisous joumana


 
joumana
06-10-05 à 11:26

Re: Re: Re: Strike Back

Oui mais pour l'instant il n'est pas question que je parte le rejoindre, il est déjà juste question que l'on se revoit!

Je sais bien qu'il a fait un pas en venant me voir, et qu'en écrivant tout ce qu'il écrit, ce sont autant de preuves. J'aborde juste une phase de "moins-de-nouvelles" donc je le sens loin donc je psychote ;-))
Pour moi, tout peut se détruire rapidement, il suffit d'un rien...Surtout quand l'autre est loin...Je ne suis pas d'un naturel très optimiste en amour!

Mais tu as bien raison, j'ai de la chance, au moins je vibre :-))

Bisous miss Céline :-))

 
celine1983
06-10-05 à 12:55

Re: Re: Re: Re: Strike Back

Pas très optimiste... hi hi alors deviens le.

Il t'aime j'en suis sûre moins de nouvelles il est peut être trop pris en ce moment...

Aller t'inquiète moi je sais que tout ira bien

Bisous et bonne journée

Céline


 
joumana
06-10-05 à 13:10

Re: Re: Re: Re: Re: Strike Back

Mouais mouais...

Bon ok allez, je te fais confiance, et si ça se passe mal, je viendrais me plaindre chez toi ;-)))
Et puis de toute manière, je préfère sourire :-))

Bisous Céline!!!

 
manzin
04-10-05 à 19:43

Pouuuh.... D'hab j'essaye d'être marrant mais je suis un peu nostalgique ce soir alors je suis touché par ceque tu dis.
J'ai eu une relation a distance pendant 9 mois. J'habitais Béziers (herault, 34, sud de la france...) et elle Madrid. Pas facile.
On s'était rencontré sur internet, et on avait grave accroché. La relation qu'on a eu était intense mais par moment c'est tellement bizarre. Ce sentiment de distance, d'irréalité. Comme si finalement tout ça c'était faux. Les visages qui s'estompent, les souvenirs qui deviennent flous, les détails qui s'enfuient. Progressivement je m'en voulais car j'oubliais ce genre de petites choses qui sont si présentes dans une relation "normale".
Et quand on se voyait, le stress et le mal-être au début de cette personne qui est celle qu'on attend mais à la fois différente aussi. Notre coeur nous dit que c'est elle, et notre cerveau nous rappelle qu'on l'avait imaginé autrement.

Les relations a distances ce ne sont que des mots, on ne peut se fier qu'aux mots. C'est ça le plus dur, le cerveau oublie les images, et ne garde que les mots.

Enfin bon... un soir peut être qu'on pourra en parler en vrai et échanger nos expérience autour d'un mojitos sans alcool :)

 
joumana
04-10-05 à 20:17

Re:

Oh merde si toi aussi tu te mets à être nostalgique, on est mal barrés...;-))

Oui c'est dur de vivre avec des mots. On les lit, on les absorbe, on les fait siens, on imagine tout ce qu'il y a derrière, et puis on se rend compte que ça ne suffit pas ou qu'on les a fait pousser de la mauvaise manière...

Un mojito sans alcool?? T'es pas un peu fou toi???

Je bois pas des menthes-à-l'eau moi!

;-))

 
manzin
04-10-05 à 20:31

Re: Re:

Pendant un temps je buvais des Diabolo Banane Kiwi. Le problème c'est que c'est peu commun dans la capitale. Du coup, je me suis adonné pendant près de deux ans aux mélanges en tout genres. Diabolo fraise pêche, citron menthe (dégueulasse, vraiment affreux), fraise citron (ça c'est pas mal), des triples style grenadine, citron, banane et j'en passe.
Bref, tu vois j'ai l'estomac en béton maintenant.
Je proposais sans alcool paske d'une part j'en bois pas (mais je te rassure je suis pas un mormon non plus) et d'autre part paske t'as promis a ta mère de moins picoler. M'enfin, t'es peut être comme Marty , t'as peut être le foies.
huhu

 
joumana
05-10-05 à 09:49

Re: Re: Re:

Des Diabolo Banane Kiwi?? Hum. Bizarre!

Bah moi je vais re-picoler. Hé ouais, c'est décidé, besoin de refaire la fête :-))

Bonne journée M'ssieur Manzin!


 
Amethyst
04-10-05 à 20:48

Ah la la, que dire ? Que dire ? Il y a toujours tellement de choses dans tes articles ma Joum :-) Mais ce n'est pas un reproche, hein, soyons bien d'accord ! Premier point : ne change pas surtout ! :-) (parce qu'on perdrait vraiment gros) (et parce que moi je veux continuer à lire tes articles de 120 km) (alors hop, tu m'obéis !)

Passer du rire aux larmes. Tiens ça me rappelle quelqu'un. Les ptites conneries qui se transforme en montagne, les larmes qui coulent en ruisseau au moindre petit grain de sable dans les rouages de la machine. Je m'en suis longtemps voulu d'être comme ça. Pas savoir contenir mes émotions. Craquer pour un rien. Surtout face à mon père alors que j'aurai voulu lui offrir un visage impassible. Lui faire croire que ça connerie ne me touchait pas et me passait au dessus de la tête. Bref pas lui laisser le plaisir de réussir à me faire du mal. Enfin bref, je m'égare.

Tout ça pour dire que c'est pas marrant d'être comme on est mais finalement ça fait surement notre charme, non ? Telle que je te lis, je crois qu'une joum sérieuse, pas excentrique, pas sur des charbons ardents, ben ce serait pas Joum.

Et comme je t'ai demandé de ne surtout pas changer :-) Voilà, la boucle est bouclé ;-)

Bisous et bon début de semaine à toi :-*

Amethyst


 
joumana
05-10-05 à 09:52

Re:

Je suis pas certaine que ce soit ce qui fait notre charme, mais en tout cas, c'est ce qui fait que nous rions beaucoup et pleurons beaucoup.
Et pour ce dernier point, bah parfois ça donne envie d'être plus tempérée.

Ne t'inquiète pas, je ne changerai pas, c'est beaucoup trop tard à 28 piges :-))

Bisous et bonne semaine à toi aussi Mademoiselle :-))


 
chrysalide06
04-10-05 à 20:54

A chaque fois que j'arrive à la fin d'un de tes textes, je ne peux pas m'empêcher d'être déçue... Comme lorsqu'on regarde un film et que le générique vient gâcher un moment de pure bonheur. Dans ces cas là, en général, je balance la técommande à travers la pièce et je saute sur place en gueulant que c'est un putain de réalisateur à la con et qu'il aurait au moins pu laisser 5 minutes de plus au montage. Ce soir, mon pc était trop lourd pour mes petits bras, et j'ai évité les insultes à ton égard ;)

Mais j'attends la suite avec impatience... autant d'impatience que le septième volume des aventures de Harry Potter ;)

Chrysalide

 
joumana
05-10-05 à 09:55

Re:

Ouh la, ne balance pas ton PC, je suis pas prête d'arrêter d'écrire, ah et évite les insultes aussi à mon égard sinon c'est bien simple : je chiale.
Bah ouais je suis encore en mode-passoire ;-))

Bonen journée Miss !!

 
chrysalide06
05-10-05 à 20:49

Re: Re:

Non, ne pleure pas, stp... je te jure que j'ai rien dit (Enfin, un petit 'putain, elle est où la suite.. Aargh je veux la suite' a sans doutes dû m'échapper, mais rien de plus) et mon pc a survécu ;)

En mode-passoire? mdr... Moi, en ce moment, c'est le mode-ressort. Une minute ça va, celle d'après je chiale comme un gosse alors que je sais même pas pourquoi, et puis encore après je saute dans toute la maison en chantant à tue-tête (mais là non plus, je sais pas pourquoi). Enfin, il paraît qu'à 20 ans, les hormones travaillent beaucoup, et que le problème vient de là ;)

Chrysalide


 
joumana
06-10-05 à 11:28

Re: Re: Re:

Ah, et apparemment ça s'arrange pas vers les 28 ans ;-))) Les hormones encore sûrement!

Bonne journée mademoiselle-ressort ;-))

 
Maddie
05-10-05 à 14:41

Ah la la, le moral est en berne en ce moment on dirait. Qu'est ce que je pourrais dire qui n'a pas ete dit ????

Pas grand chose, je te parlerais juste de mon experience de la distance. 1300km de distance, et je te l'accorde, parfois on a envie de tout laisser tomber. Oui, car dans cette relation, il y a énormément de frustrations, de manque, d'incompréhension, toi ici, lui la bas, on a du mal a se faire comprendre.
Combien de fois j'ai failli le quitter. Mais a chaque fois, je me disais : et si je le quitte... Je vais peut-etre passer a cote d'une belle histoire, ou peut etre de MON histoire.
Si je le quitte, et que c'est lui mon avenir ???
Faut-il vivre avec des remords ? des regrets ?
Donc a chaque fois je me reprenais, et tant que je l'aimais, je tenais le coup. Vivre cette relation au maximum pour avoir ni remord ni regret. jusqu'au jour ou....

... ou on prend la decision difficile de quitter son chez soi, quitter son pays, et essayer de vivre cette relation encore plus au maximum qu'avant.

1 an que nous vivons ensemble, et chaque jour je me felicite d'avoir tenu ces 2 ans de distance, car oui, lui c'est MON avenir.

Ne fais pas de betise sur un coup de blues, sur un coup de ras le bol.

La communication est tellement plus difficile quand on est separes... Je suis sure que vous allez trouve la longueur d'onde pour vous retrouver.

Il t'aime, il te l'a prouvé, et tu l'aimes, tu nous l'as prouvé. Alors tu vas avoir des moments de "je vais tout laisser tomber" des moments d'incomprehension, mais fais en sorte de ne pas avoir de regrets !!

Bon et maintenant que j'ai donne ma lecon (tu en fais ce que tu veux, tu peux la jeter, en faire des confettis, etc...) je dirais juste ce que je disais avant... Je suis fan... N'arrete JAMAIS d'ecrire. Et si tu sors un livre (franchement, fonce !!!!), promis de mon espagne, je me l'acheterai !

bisous

 
joumana
06-10-05 à 11:32

Re:

Oui tu as exprimé exactement ce que je ressens : envie de tout envoyer balader sur un coup de blues, à un moment où les doutes sont plus forts que le reste, et en même temps envie d'y croire, envie de me battre, parce-que bah je veux pas passer à côté de cette histoire.

Merci pour le témoignage d'une "histoire qui a marché" :-))

Et puis merci tout court.

Bisous Maddie et bonne journée :-))

 
Vendredi
06-10-05 à 03:10

"Je ferme les yeux en m'imaginant homme.
Et je me dis que si j'aimais une femme, je ne la laisserais pas oublier mon visage."

-->  j'ai cette chanson en tête :)


 
joumana
06-10-05 à 11:33

Re:

C'est malin moi aussi maintenant Vendredasse!!!

;-))